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Caroline Dussault 1833-1887

DUSSAULT Caroline médaillon par Millet tombe cimetière d'Avon

DUSSAUT Caroline médaillon par Millet tombe cimetière d’Avon

Enseignante et compagne de Marie Souvestre, elle dirige de concert avec cette dernière l’école des Ruches à Avon puis après leur séparation en 1883, Caroline Dussaut reste seule directrice. Elle meurt le 5 juillet 1887, probablement d’une overdose médicamenteuse. 

Son action pédagogique est totalement éclipsée par la charismatique Marie. 

En juin 2017 j’ajoute à cette page les extraits de courriers échangés avec Jane Grant.

Marie-Françoise Bastit-Lesourd, 

Notice en construction 2009- juin 2017

Caroline Dussaut est la compagne de Marie pendant un quart de siècle. En s’appuyant sur les courriers que le breton Guillaume LeJean, proche de la famille Souvestre envoyait à un autre ami commun, Charles Alexandre, secrétaire d’Alphonse de Lamartine, nous pouvons proposer l’année 1859 comme étant celle de la rencontre des deux jeunes femmes.

Après des années de recherches pour  mieux cerner Caroline Dussaut je peux maintenant apporter un début d’éclairage sur cette femme.

 

BIOGRAPHIE 

La famille de Caroline a des origines modestes et il est probable qu’elle eut à gagner sa vie et donc se fit institutrice. Mon hypothèse est qu’elle faisait partie de ces jeunes sous-maîtresses de pension, tout comme Louise Michel qui fréquentaient, en compagnie de femmes de la bourgeoisie, les cours du soir de la rue Hautefeuille à Paris et que c’est dans ce cadre que Marie et Caroline se croisèrent.

Caroline naît à Sèvres (comme cela est indiqué sur le recensement d’Avon) le 26 juin 1833 mais ses parents sont originaires de l’Ouest.

Son père, Désiré Dussaut est marchand de bois et de charbon de terre ou de pierre et sa mère se nomme Adélaïde Séré. tous deux ont trente-trois ans et ont déjà deux enfants, une fille Horély ou Aurélie née le 8 août 1829 et un garçon, Charles né en 1831. Une nouvelle fillette, Léontine Modeste vient agrandir la famille le 15 juin 1836.  A l’époque Désiré est devenu « commis-marchand » et la famille a quitté le domicile de la rue Vaugirard à Sèvres pour le 142 rue Royale.

La famille de Pierre Désiré est originaire de la région du Grand-Lucé où ses ancêtres étaient tisserands ou teinturiers.  Son père signe l’acte de naissance en date du 19 fructidor an 8 à Courdemanche, un village à flanc de coteaux, sur la rive droite de l’Étangsort.

Adélaïde Séré ou Sérée (comme cela est parfois écrit dans les actes) est née au Mans le 5 février 1800. Elle est  la fille de Charles François Séré qui dans cette période suivant la Révolution occupe le poste de concierge à la Maison de l’Evêché où il vit avec Adélaïde Chauvin son épouse. Lors de la naissance de sa fille il appose une signature pleine d’assurance qui dénote une bonne aisance vis-à-vis de la pratique de l’écrit.

A ce jour nous ne savons pas où eut lieu le mariage des parents d’Adélaïde Dussaut.

Nous ne retrouvons la trace de la famille Dussaut qu‘en 1858 lorsque Charles le frère aîné d’Adélaïde se marie à Saint-Martin-des-Champs en Indre-et-Loire avec une jeune agricultrice, Joséphine Buron. Aucune signature Dussaut autres que celles du marié et de son père ne figurent sur l’acte. Le couple Dussaut/Séré est séparé car Désiré vit à Montoire où il est agent d’assurances, profession aussi exercée par son fils, et madame Dussaut est marchande à Versailles et a envoyé son consentement.

Caroline Dussaut est enseignante et a passé plusieurs années en Allemagne avant de revenir en France.

Suivant les courriers que le breton Guillaume Le Jean, proche de la famille Souvestre envoyait à un autre ami commun, Charles Alexandre, secrétaire d’Alphonse de Lamartine nous pouvons proposer l’année 1859 comme étant celle de la rencontre des deux jeunes femmes. Marie Souvestre la nomme ‘Lina » dans ses courriers à Jane Strachey. Déjà à cette époque Lejean écrivait qu’elles étaient allées à Roscoff sur la côte bretonne disant de Caroline : « elle se croit phtisique » alors que vraisemblablement elle ne souffrait pas de cette pathologie. Tout au long de leur vie commune Marie alias Julie soignera sa compagne qui souffre de migraines ou de problèmes respiratoires les empêchant souvent de voyager à leur guise.

En 1868, Jules Michelet inscrit dans son journal à la date du 2 juin, « Marie Souvestre brûle de nous présenter sa femme, mademoiselle Dussaut », amante dont il connaissait l’existence depuis plusieurs années mais il n’avait pas eu l’occasion de la rencontrer. A partir de ce moment les deux amies vont très bien s’entendre avec le couple Michelet et devenir des intimes.

Caroline Dussaut et les Ruches

Ce serait avec l’appui du ministre de l’instruction Victor Duruy, historien proche des idées fouriéristes mais aussi du ministre Billault qui fut le condisciple de son père, que Marie s’engage dans la création d’une école dispensant des cours de niveau supérieur aux jeunes filles. Caroline Dussault, titulaire des brevets nécessaires à l’ouverture d’un établissement d’enseignement, aurait déjà tenu seule une école à Fontainebleau et ensuite avec Marie Souvestre, elles ouvrent leur pensionnat en 1863 à Fontainebleau, 15 place du Marché non loin de Paris et accessible par le train. Cependant selon Rebecca Rogers, Victor Duruy « pousse à la création de cours secondaires à l’usage des filles, dont l’enseignement serait assuré uniquement par des hommes » et le pensionnat des Ruches serait donc une exception dans le paysage français car une partie des cours est assurée par les deux enseignantes. « Olivia » évoque ces enseignants qui venaient de Paris instruire les jeunes adolescentes et qui ne soutenaient pas la comparaison avec Marie Souvestre :
« Les professeurs étaient pour la plupart, de petits jeunes gens frais émoulus des écoles ». 

Fortes de leur réussite, Marie et Caroline font construire en 1865-1866, des bâtiments importants, à Avon, petite ville qui jouxte Fontainebleau et s’étire en longueur à partir de la gare. Elles nomment leur école, sans aucune originalité « les Ruches ». 

Lorsque Olivia alias Dorothy Strachey conte son arrivée  aux Ruches la mésentente entre les deux enseignantes agitait déjà l’école et divisait les élèves en deux camps selon leurs affinités. Elle indique que Caroline Dussaut ne professait pas. Elle décrit les deux femmes comme n’étant pas « distinguables » à ses yeux sinon que Julie lui semblait plus vive et Cara plus aimable avec une voix « toute douceur et caresse », « des manières engageantes et pleines d’affection ». Dorothy décrit une femme gracieuse, « jolie et languissante » dont le médaillon sur sa tombe, oeuvre du sculpteur Millet ne reflète aucunement le portrait donné par Olivia.

Les portraits des deux enseignantes me questionnent beaucoup quant à leur ressemblance.  

L’affabilité de Cara et son charme naturel gagnaient la confiance des parents qui leur confiaient leurs filles.

DUSSAULT Caroline médaillon par Millet tombe cimetière d'Avon

DUSSAULT Caroline médaillon par Millet tombe cimetière d’Avon

Marie Souvestre  jeue, détail.

Marie Souvestre jeune, détail. 

 Olivia évoque aussi  la mauvaise santé perpétuelle de Cara qui l’aurait contrainte à ne s’occuper que des petites classes et cela au gré de ses problèmes de santé qui boulversaient tout l’ordre de la maison. Une femme capricieuse qui imposait à toute l’école ses humeurs et ses soucis. Olivia attribue par la voix de l’enseignante d’italien qui a pris place dans le coeur de Julie le côté « malade imaginaire » de Cara et quelques pages plus loin, elle décrit des scènes dramatisées:

  • Ce ne sont que sanglots et gémissements! elle prétend qu’elle va mourir et que nous faisons tout pour hâter sa mort!
  • Elle ne cessait de crier : tu ne m’aimes pas! Personne ici ne m’aime!

Cara se plaignant sans cesse et Julie patiente et prévenante répondant par la douceur et la tendresse.

Mais Olivia n’est-elle pas de parti pris pour Julie que par ailleurs nombre de témoins décrivent comme une femme bien loin de cette image de contenance d’elle-même et qu’elle décrit elle-même par ailleurs aussi comme ayant des « manières brusques et des épigrammes acerbes »?

La mère de Caroline meurt à Versailles le 17 novembre 1878 (AD Versailles 4E 5248 vue 199 acte 1162). Elle est dite rentière et demeurer au centre ville, 10 rue du Vieux Versailles. L’acte mentionne « épouse de Désiré Dussault « agent d’assurances à Montoire Indre-et-Loire. Les témoins sont : – Charles Victor Négret, métreur-vérificateur, 36 ans 10 rue du Vieux Versailles, parent = sans doute gendre mais par ?? et Paul Meresse caissier, 23 ans voisin. Nanine Souvestre, mère de Marie résidait également à Versailles depuis 1865.

 

La rupture

Les relations entre les deux directrices se déteriorent donc et l’arrivée de nouvelles enseignantes vient briser leur couple. Caroline noue une relation avec madame Geisler l’enseignante de langue allemande tandis que Marie Souvestre se lie avec Paolina Samaïa, professeur d’italien qui restera à ses côtés jusqu’à la fin de sa vie.

Les actes de séparations des biens entre Caroline et Marie sont signés en 1883 et C. Dussault reste seule à la tête de l’établissement qui reçoit toujours des jeunes filles issues des milieux dirigeants très aisés.

La jeune Daisy dont Jean-Marc Rivière a publié le journal intime est arrivée à l’école dans cette période de scission et au mieux aura croisé Marie Souvestre le temps de quelques semaines ou quelques mois.

Caroline Dussault meurt le 5 juillet 1887 sans que l’on sache exactement la cause: maladie réelle?  suicide? empoisonnement au chloral dont elle usait pour soigner ses maux? Les journaux de l’époque ne s’expriment pas sur le sujet et  les archives ont brûlé.

Un empoisonnement comme cela a parfois été évoqué – par médisance ou goût du romanesque- n’est pas envisageable de la part de son ex-compagne Marie Souvestre qui à l’époque vivait en Angleterre et avait rompu définitivement avec Caroline.

Caroline Dussaut repose au cimetière d’Avon.

Le père de Caroline est désigné comme son héritier et ceci laisse à penser que Gertie ne fut jamais officiellement adoptée selon la loi française. Un an après sa fille, Pierre Désiré Dussault meurt le 10 juin 1888 à Montoire sur le Loir (Loir et Cher)  dans sa demeure rue St Laurent .

  • Décès Montoire 1873-1902 1 MEC 149 R7 vue 395
    Fils de Guillaume Dussault (écrit avec un « l ») et de Marie-Anne Goulet ma Anne Goulet épouse Pasquier

 

Le devenir des RUCHES

  • Gertrude JONES DUSSAUT

Barbara Caine dans son ouvrage sur la famille Strachey écrit à plusieurs reprises que l’école des « Ruches » fut fermée en 1883, juste après le passage de Dorothy Strachey comme élève à Avon en 1882 mais en fait le pensionnat continua de fonctionner sous la direction de Caroline Dussaut et après son décès en 1887, madame Geissler alias Riesener professeur d’allemand fut autorisée à prendre la direction de l’école. Gertie Jones-Dussaut la fille adoptive de Caroline n’a que vingt ans à l’époque et lorsqu’elle eut acquis les diplômes nécessaires elle assura la continuité du pensionnat jusqu’à son mariage en 1900.

  • Transcription le 24 juin 1900, – Paris 6e arr mariage 24/06/1900 vue 24- du  divorce de Léon Brethous Lafargue jugé en avril  et  mariage  de Gertrude and Léon quelques jours plus tard, le  4 juillet  1900 Paris 6e vue 10.
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Gertie est une fillette de sept/ huit ans lorsqu’elle est « adoptée » par Caroline Dussault. De parents anglais et dernière d’une famille de neuf enfants, dont nous ne savons pas par quel biais elle rencontre la française après le décès de sa mère. Les Indes et l’entremise de Jane Strachey pourraient être à la source de son adoption. En Angleterre les lois de l’adoption n’arrivent pas avant 1926.

  • Janet Elizabeth Gertrude Jones-Dussaut is born in Ste Marie, Reading on 11 september 1867, daughter of Charles Jones Dussaut (sic) and Priscilla Howe 
  • Charles Jones était un “Conducteur” de l’East India Company – Un conducteur est un grand “sergeant” – “sergeant-major” pas un officier. Non !

    il a épousé sa femme Priscilla à Calcutta en Inde, et 4 des enfants y naissent. Quand la famille  retourne en Angleterre, cinq enfants les suivent rapidement. La derniѐre est la petite Janet Elizabeth Gertrude. Reference : UK census’ 1861 and 1871. Elle a quatre ans quand sa mère meurt d’un cancer de l’utérus le 25 Septembre 1872.

Gertie grandit aux Ruches avec pour compagne de jeux et d’études la petite cousine de Marie Souvestre, Berthe Papot et toutes deux eurent à vivre la séparation de leurs mères adoptives et les conséquences pour elles-mêmes.

En décembre 1876, Caroline Dussault s’inquiète d’une reprise de contact du père de Gertie qui lui a écrit alors que jusqu’alors seule une sœur aînée de la fillette avait gardé des liens avec elle.

Gertie bénéficie d’une instruction soignée comme toutes les filles de l’école et tout particulièrement en musique. C’est un point commun avec celui qui devient son époux, Léon Bréthous-Lafargue. Ils ont une fille Fabienne Laura Evelyn Caroline Brethous Lafargue née le 24 août 1901 au château de Tourettes, St Severs, Adour Landes.

Fabienne Brethous Lafargue se marie une première fois avec Pedro Vaz de Frederico Carvallaes d’Avilla. Dont sans doute un enfant. Après avoir divorcé, elle se remarie en 1845 avec Jack Hillyard et vit en Angleterre. Elle obtient la naturalisation anglaise le 17 juillet 1935.

Gertie a elle aussi de nombreuses amies anglaises mais leurs noms ne se recoupent absolument pas avec ceux des jeunes filles élèves de Marie Souvestre.

Depuis quelques années je suis en correspondance avec madame V. Brown, autrice d’un site sur Toupie LOWTHER ancienne élève des Ruches  et à qui j’ai communiqué les renseignements en ma possession pouvant l’aider à retracer la jeunesse de son héroïne. De son côté elle m’a renseigné sur Fabienne Brethous-Laffargue filleule de Toupie Lowther.

 http://www.toupielowther.com/

 Elle doit faire paraître en 2017 ou 2018 une biographie de Toupie Lowther qui fut entre autres une tenniswoman et escrimeuse émérite. 

 

SOURCES

 
AD 72 5 Mi 19  naissances an VIII pluviose 16,  vue 20 sur 120,  naissance Adélaïde Séré

AD 41- Registre 1MIEC225/R2, acte N° 11;  vue 116; union Dussaut/Buron :

 

 

Courriers à  Jane GRANT STRACHEY par Caroline Dussault et Marie Souvestre

Le contenu de ce catalogue est la propriété de la London Metropolitan University, Bibliothèque des femmes
Droits de l’ accès aux archives base de données sont la propriété de la Couronne, © 2001-2012

Les dossiers décrits sur cette page sont détenus par la London Metropolitan University, mis en ligne.

J’ai retranscrit les passages résumés de ces courriers concernant Caroline Dussaut (écrit « Dussant » par erreur).  Travail en cours juin 2017. 

 

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/006   1 octobre 1871
La névralgie de Lina est à peu près guérie , mais effraie toujours Marie avec des quintes de toux.  

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/007   11 octobre 1871
Lina est à nouveau atteinte d’une névralgie. 

 Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/008   15 octobre 1871
Marie est extrêmement préoccupée et inquiète par l’état de santé de Mlle Dussaut et supplie Mme Strachey de venir la voir.  

 Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/011   6 novembre 1871
Caroline ?  ne va pas mieux, le médecin parle d’une infection du poumon gauche et le traitement n’a pas apporté d’améliorations; elle est très courageuse et parle beaucoup de Mme Strachey . Marie se sent très égoïste être dans le déchargement de ses inquiétudes sur son amie, mais l’expression est une nécessité de sa nature.

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/019   c.1872
Elle a le cœur brisé d’avoir à écrire de repousser sa visite et celle de Lina à Jane Strachey, mais elle est convaincue que la dernière attaque de bronchite de Lina fait qu’il est trop dangereux d’y penser. Il suffit de regarder son visage, «pâle Comme un Ivoire» et sa décision a été prise en dépit des exhortations de Lina  d’y aller sans elle. 

[Mlle Dussant] à Mme Strachey   9/27/G/022   22 avril 1872
elle félicite Jane pour la naissance de Pippa.  Le 4 mai, elle et Marie espèrent être à Londres. Elle enverra plus tard, les discours de Gambetta. Maintenant, elle ne peut que penser de les voir tous si peu de temps. 

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/023   6 juin 1872

Lina est nettement en meilleure santé depuis leur retour d’Angleterre. Elle aspire à savoir comment elle et sa famille vont «Vous avez dit qu’il n’y avait que deux personnes dans le monde qui vous aiment, mais ne croyez que vous êtes un peu aimée par votre Marie.

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/025   16 juin 1872
Lina n’était pas fatiguée par le voyage et a été bien pendant une semaine mais ensuite elle a eu une légère rechute. Tout se passe bien aux Ruches … Un message écrit à la fin par Mlle C. Dussant. 

Dussant à [Strachey Mme] ‘bien chère Jeanne   9/27/G/027   22 juillet 1872
écrites de Paris. Elle, ainsi que Marie tiennent à la remercier pour les belles choses qu’elle leur a envoyées. Dans une des lettres de Mme Strachey à Marie, elle a demandé ce qu’elle [Caroline] pensait  de l’affection de Marie pour Jane et sur ​​ce quoi elle reposait. Cela  lui donnera beaucoup de plaisir à parler d’elle à vous. Marie aime les gens qu’elle admire seulement et elle a constaté qu’il en était ainsi envers vous. Elle pense ici ne peut y avoir un meilleur emploi de son cœur que d’aimer une telle personne. Comme pour elle-même dans sa propre affection envers Marie. Dans «la vie pratique JE la dirige quelquefois, MAIS DANS la vie affective  JE la suis bien sûr pour sa droiture quant infaillible de jugement , il s’agit d’apprécier son caractère, de Juger des Nations Unies la nature. Elle serait plutôt pas tracer le portrait d’elle, mais de laisser à son savoir et vous serez surprise et ravie par ce qu’elle trouve. Elles sont en train de penser aller à la mer sur la côte normande, au lieu de l’Italie, dans ce cas, nous allons à peine résister à la tentation de traverser la Manche et de voir nos amis. La chaleur à Paris est terrible et elle a hâte de retourner aux Ruches 

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/040   23 janvier 1873
En ce moment la vie leur sourit. Lina est bien, certains élèves arrivent. Ce soir elle fera la lecture de Phèdre à haute voix à Lina. 

 Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/055   15 mai 1874
Lina ne disposerait  que de quelques heures à vivre, à la suite d’une inflammation violente de la poitrine et elle souffre tellement que l’on ne peut guère lui souhaite de continuer à vivre. Elle enverra un télégramme quand tout sera fini

 Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/056   26 mai 1874
rapport complémentaire sur Lina: que la nuit dernière semble avoir été le maximum de la crise. Il est maintenant un peu d’espoir, mais rien ne peut être connu avec certitude au jeudi.

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/057   25 mai 1874
Le télégramme de son amie lui a donné le seul plaisir qu’elle pourrait recevoir à ce moment de tristesse. La pleurésie n’a pas encore été vérifiée par l’un des remèdes à l’essai. Elle remercie pour l’offre gracieuse de l’aide, mais elle ne peut pas accepter car son amie a ses enfants et de nombreuses autres obligations.

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/059   30 mars 1874
Aujourd’hui, elle peut signaler une légère amélioration et si cela continue, elles peuvent commencer à espérer. J’espère que, au lieu du désespoir

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/060   31 mai 1874
Rapporte que, bien que les symptômes de la maladie aient disparu toutes ses forces corporelles paraissaient si appauvries  qu’il semblait qu’il y ait peu de chances de son ralliement.

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/061   1 juin 1874
espère que cette lettre arrivera avec ou peu après l’autre qui a donné de telles mauvaises nouvelles de Lina, parce que le rapport des médecins, c’est que les poumons sont la compensation et que la faiblesse montre  quelque chose que l’être est en voie de guérison. 

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/062   3 juin 1874
Rapports Lina au stade de convalescence et à moins qu’un revers ne survienne  est dans une reprise soutenue. 

 Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/063   8 juin 1874
Ce n’est que depuis la veille qu’ils se sont sentis l’assurance que Lina est vraiment sur ​​le chemin de la convalescence. Elle fait l’éloge de l’infirmière anglaise qui l’a aidée avec le personnel infirmier et a montré beaucoup d’admirable tact, d’intelligence et de dévouement.

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/065   14 décembre 1874
Excuses pour son long silence. Elle a peur qu’elles ne soient pas en mesure de répondre pour l’instant. État de santé de Lina interdit un voyage en Angleterre pendant les vacances de Noël. En effet, elle ne ses risquera même pas pour un séjour à Pau, et elles doivent se résigner à rester aux Ruches

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/066   26 février 1875
Nouveau à partir des Ruches Les nouvelles ne sont pas très réjouissantes. Lina sous le stress de la semaine dernière a eu un frisson et sa douleur dans la poitrine est de retour; cinq ou six des enfants sont malades de la grippe ce qui signifie une garde constante dans la journée et souvent pendant la nuit.

 [Dussant] pour «Ma chère Jeanne Bien» [Mme Strachey]   9/27/G/067   1 mars 1875
Adresse ses remerciements pour son aide à propos de la jeune fille Shaen. Espère que le général va rester avec elles quelques temps quand il accompagnera Eléanor. mais si il ne vient que plus tard, Mme Galton sera tout à fait disposée  à prendre en charge Aliénor. Elles sont prêtes à prendre la fille de Fitz-James Stephen au tarif initial de 120 livres car comme elle n’a que 12 ans, elles sont susceptibles de l’avoir pendant plusieurs années au pensionnat. Marie est très épuisée après toutes les émotions des dernières semaines.

[Dussant] à [Strachey Mme] «Mon Jeanne Cherie ‘   9/27/G/069   16 mars 1875
Pour dire que, comme elle doit écrire au sujet des affaires et qu’elle n’ a pas le talent de Marie pour manier la plume, de manière à laisser Marie seulement le plaisir de dire combien nous pensons à elle et nous l’aimons. Oui, elles disposent d’une chambre pour prendre la fille de Fitz-James Stephen quand ils souhaitent la leur envoyer. Dans une de ses lettres Mme Strachey a déclaré qu’elle craignait qu’une hausse de 20 £ dans les frais  fermerait  la porte à beaucoup d’Anglais et l’ouvrirait à davantage d’Américains: mais elle laisse Mme Strachey avec les pouvoirs discrétionnaires de donner des anciens prospectus comme elle pense être pour le mieux. Le coût de la vie a tellement augmenté en France que pour maintenir leurs normes, elles doivent mettre en place des frais (à partir de 3000 fr à £ 3500 fr). Nouvelles diverses de plusieurs des élèves dont Sarah, Berthe et Gerty.

 

Dussant] à Mme Strachey   9/27/G/072   24 juillet 1875
Lettre écrite à partir des Ruches ». Sarah (Griffiths) passe ses examens les 28 et 29 et elle ira avec elle à Paris et sera plus nerveuse que Sarah en attendant le résultat qu’elle connaîtra le jour même. Quoi qu’il en soit, elle se trouvera le 2-3 août à Dieppe. Donne un compte-rendu de la façon dont Elinor (fille aînée des Strachey née 1860) se fait à l’école: elle et Elinor sont de très bonnes amies; Elinor fonctionne bien et pourrait passer tous les examens qu’elle voudrait: elle a choisi pour les deux amies exactement que elle aurait souhaité. 

[Dussant] pour «Ma Jeanne [Mme Strachey]   9/27/G/073   1 août 1875
écrites à partir des Ruches ». Elle relate la réussite de Sarah, non seulement a t-elle eu un succès complet, mais elle a été complétée par les examinateurs sur plusieurs sujets et sa version latine a été la meilleure en concurrence avec 60 garçons. Elle dit qu’Elinor va leur manquer, elle s’est elle-même habituée complètement à leurs manières, qui parut étrange au prime abord. Marie et elle sont hors de l’Italie 12 à 15 août 1867, la maison se  vidant peu à peu. 

[Dussant] à Mme Strachey   9/27/G/086   6 septembre 1876
écrite de Sienne. Elle se réjouit de l’angle de la Toscane; elles sont en ce qui les ramène au Moyen Age et elles ont quatre filles avec elles qui veulent voir Rome et Florence. Elles  ont quitté «Les Ruches» le 16 et se sont rendues à Clermont-Ferrand pour assister au Congrès de l’Association Française, fondée sur le modèle de la British Association. Elle aurait souhaité que les deux Jeanne et le général auraient pu être là. Florence, le 14. Tenues par le mauvais temps, elles ne sont pas en mesure d’aller à Rome, car les pluies ont duré. Marie aime toujours être en Italie et est donc toujours dans le meilleur des esprits. Toutes les deux souhaiteraient de ses nouvelles. Sarah a passé tout le mois d’août à la mer, elle est mieux, mais pas encore bien. Donne également des nouvelles d’autres personnes. 

Dussant] à Mme Strachey   9/27/G/090   c.11 décembre 1876
Elle a eu des nouvelles des déplacements de la famille Strachey par Fanny Rowe, mais elles ne savent rien de leur état ​​de santé. Aux «Ruches ERP un certain nombre de changements ont eu lieu depuis leur retour d’Italie, d’abord, c’est que Sarah [voir la lettre du 19 décembre 1874] a passé la dernière partie de son examen et transmis en mathématiques qui a fait sensation, et que sa réussite a été notée , même dans les colonnes du Times, mais le public ne tire pas la conclusion évidente qu’une jeune fille française pourrait faire la même chose si elle était préparée pour cela. La santé de Sarah s’est améliorée mais n’est pas encore rétablie, mais elles espèrent qu’elle sera de retour et travaillera pour le baccalauréat « es-sciences ». Elle a engagé deux professeurs, l’un français et l’autre anglais, portant ainsi sept à quatorze (?) les enseignants des élèves. Les choses vont mal pour eux, elles n’ont pas de nouvelles élèves anglaises et au lieu de dix ou douze Américaines seulement deux pour le moment. Elle doute de la publicité dans les journaux anglais. Elle demande à son amie de les conseiller. Elle parle aussi du problème qui se pose avec Gerty dont le seul lien avec sa famille était par le biais sa sœur, mais récemment, le père a commencé à lui écrire.

Dussant à Mme Strachey   9/27/G/110   27 juillet 1880
Pour dire Frances vient de mourir, son père ne sera pas là demain matin. Rédigé à 5h.25.pm

 

[Dussant] pour «ma chère Jenny Bien» [Mme Strachey]   9/27/G/111   28 juillet 1880
Sir James est arrivé ce matin-là trop tard pour voir son enfant dans la vie. Pour nous, il n’avait que des mots de reconnaissance reconnaissant de tout ce que nous avait fait pour son enfant. Elle n’oubliera jamais ses mots . Il a parlé de l’excellent service rendu par tous dans la maison, à la fois du personnel et les enfants. Ils vont mettre en avant les vacances. Lady Grant (la mère de Mme de Strachey) les avait invitées pour le 1 septembre 1880. Envoie des messages aux enfants. 

Dussant] pour «ma bien chère Jenny  ‘   9/27/G/114   c.30 juin 1881
écrite de Quimper. Demande quels sont les plans qu’elle a pour l’été et dit que leurs plans dépendront en grande partie des siens. À l’heure actuelle l’aiguille aimantée de Marie est orientée vers l’Angleterre, mais cette boussole est privée de son, et si elle ne la voit pas plus de la moitié du charme a disparu. Néanmoins, elle a une grande admiration pour son amie et il lui semble que si elle pouvait la voir elle reviendrait « meilleure, plus juste et consolée». Elle lui demande de lui écrire à l’adresse de Quimper et de lui donner les dates de son départ à l’étranger et son retour. 

[Dussant] pour «ma chère Bien Janie ‘[Strachey Mme]   9/27/G/115   8 juillet 1881
écrites de Nantes où elle est allée à partir de Quimper [voir lettre du 30 juin]. La remercie pour la réponse à sa lettre, elle est juste, on ne doit jamais montrer les souffrances,  celles éprouvées lorsque vous êtes connecté avec soi-même. Elle va essayer de les cacher. Elle pense que Marie ira en Angleterre. Elle demande seulement qu’elle [Mme Strachey] l’aime un peu, «CELA  ME FERA du Bien et me rendra plus forte.

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/117   8 novembre 1882
Discute état ​​de Lina de la santé à l’heure actuelle, elle revint d’Italie beaucoup mieux et à peine la toux du tout, mais mentalement, elle est malade et contre toute raison en fait trop, la seule chose, c’est de la laisser aller et espérer que son équilibre sera rétabli.

Dussant] pour «ma chère Jenny [Mme Strachey]   9/27/G/119   28 décembre 1882
Elle dit que les choses ne seraient jamais arrivées à l’état où elles sont aujourd’hui si elles avaient été près d’une amie comme elle. Si elle aime Marie pourrait-elle lui parler un mot de la raison. Elle ne peut pas comprendre pourquoi elle a maintenant la réputation d’être une femme nerveuse et très tendue. Une fois de plus, elle supplie: «jugez la, jugez moi, non par les mots MAIS en nommant les Faits et donnez lui non sage (?) conseil, il arrivera malheur à toutes deux – malheur à ELLE, malheur à moi, malheur au pensionnat ».  

[Dussant] pour «ma chère Jenny Bien» [Mme Strachey].   9/27/G/120   13 janvier 1883
Elle veut écrire sur elle, comme elle croit fermement que son jugement, étayé de suffisamment d’informations, sera juste. Elle a une très haute opinion de son caractère. Elle dira un seul mot au sujet de l’argument de ce qui est advenu entre Marie et elle-même dans les dernières années. Marie croit sincèrement que mes sentiments blessés sont la cause de ma conduite ». Mais elle se trompe. La raison de son état ​​d’esprit est l’aspect commercial de l’école qui, si Marie continue de l’ignorer va atterrir dans la cour de la faillite. Elle a élaboré trois plans d’action possibles si elles envisagent de continuer, mais elle pense que le plus sage pour elle serait de s’en aller pour des raisons de santé. Marie, pour sa part dispose d’un projet pour la construction sur un terrain qu’elle n’a pas encore payé et pour lequel elle aurait besoin d’au moins 4000 livres de capital. Et après vingt ans de travail, nous avons chacun seulement 2000 livres  chacune. Elle fait la description de l’école qu’elle décrit comme entravée par des dettes et la surpopulation (48 élèves à instruire). En 1870, lorsque la guerre éclata, elles se rendirent en Italie. Elle ne pense pas que les détails qu’elle donne de la gestion du point de l’école à une bonne administration.

 

[Dussant] pour «Ma chère Bien Janie ‘[Strachey Mme]   9/27/G/122   5 mars 1883
Elle n’a rien reçu de Mme Strachey et il n’y a pas deux façons d’interpréter son silence. Elle se dit surprise qu’elle ait pris une décision sans l’entendre et sans la rencontrer. Elle pense que la mise en place porteront sur : sa réputation est faite et les parents sont loin, mais à elle qui a fondé l’école et à qui elle appartient, le fil de l’esprit déjà n’existe plus HNE changement ». Elle demande si elle et le général sont satisfaits des études de Dorothy depuis qu’elle a été aux «Ruches». Il semble impossible que, si elle [Mme Strachey] avait été mieux informée, elle aurait vu plus clairement. 

 

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/123   6 mars 1883
Elle est sûre que son amie a raison et que la rupture entre elle et Lina est inévitable et que de retarder aggravera seulement les choses entre eux. Son cœur souffre pour Lina, mais maintenant elle commence à parler en public contre la maison et aux enfants. Il est possible que l’absence d’un ou deux ans à compter des «Ruches » peut induire une perspective différente dans sa vie mais pour le moment elle ne parle que d’un départ définitif. Elle a convoqué un avocat, et elle exige que  sa part lui soit remise afin qu’elle puisse partir. 

 

[Dussant] pour «Ma chère Bien Jannie ‘   9/27/G/124   21 mars 1883
écrites à partir des Ruches ». La remercie pour sa lettre et tout ce qu’elle contenait d’affection pour elle. Tout change aux « Ruches ERP si rapidement que chaque jour elle se retrouve face à une situation nouvelle. Rien n’est stable et on ne peut pas distinguer le vrai du faux. Elle est d’accord avec elle que la meilleure solution pour elle-même serait de prendre sa retraite et quitter la maison qu’elle a fondée et dans laquelle elle a mis toutes ses forces. 

 

 

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/125   9 mai 1883
écrite de Versailles. Pour la remercier de tout le soutien qu’elle lui a donné au cours de cette triste affaire. Sans son aide, elle n’aurait jamais été en mesure de démêler gratuitement l’enchevêtrement de sentiments et d’idées de Caroline et nous serions restées dans le statu quo ce qui aurait inévitablement perdu pour nous les « Ruches » ‘. Elle veut être juste pour Caroline. Elle sait qu’elle a des défauts et que ces défauts ont contribué à la rupture de la relation entre elles. Enfin, elle dit qu’elle ne peut que remercier et bénir son amie de son aide pour sauver ce qui peut être sauvé d’une telle position compromettante. Elle espère que son grand sacrifice sera utile à quelque chose. Elle pense que, lorsque C(aroline) sera propriétaire, elle se régaleront de pouvoir et d’être moins difficile à traiter. En ce qui concerne ses propres plans pour l’avenir, elle ne peut maintenant aller en Bretagne que sa sœur et son beau-frère souhaitent venir à Paris pour voir leur fils. Elle se propose donc de rester à Versailles pour les voir, puis si son amie  ne peut l’avoir à la fin de la semaine prochaine ou au début de la semaine qui suit, elle va commencer son existence errante » ‘. Son amie est maintenant son seul point fixe. Elle a toujours ressenti le besoin d’une amie proche et de confiance à qui elle puisse se confier, «et vous êtes maintenant pour moi CE Quelqu’un». 

Mlle Souvestre à Mme Strachey   9/27/G/127   27 mai 1883
écrite de Versailles. Elle a été retardée par une série de petits événements qui ont fait qu’il est impossible pour elle de quitter, mais elle a enfin fixé le jeudi et espère être en Clapham pour le vendredi. Elle sait que tout va bien aux «Ruches»: que Lina ne souffre pas de l’augmentation de la charge de travail en raison de son départ [de Marie]; que madame Geisler, comme elle a toujours prédit, a été rappelée, et est venue au premier appel . Enfin la présence de cette dernière donnera Caroline le sentiment que tout ira bien. Elle (Caroline ou madame Geisler ?) continue à croire et à dire qu’elle a pris la part mauvaise, et qu’elle [Marie] a la Bonne et ainsi de suite Une fois,  qu’elle est convaincue qu’elle a tout le pouvoir dans ses mains aux ‘Ruches », « je n’éviterai en plus important de la rencontrer.

 

[Dussant] pour «Ma chère Jannie ‘[Mme Strachey]   9/27/G/136   c.27 avril 1884
écrite de Kensington. Le fait qu’elle n’a pas été voir Mme Strachey alors qu’elle a été plusieurs jours à Londres, c’est qu’elle a eu le sentiment que sa visite ne donnerait à Mme Strachey aucun plaisir. Aujourd’hui, l’influence de Mme de Strachey a remplacé la sienne après de longues années. Si Marie est heureuse par l’influence de Mme de Strachey, plutôt que de la sienne, elle n’en sera que trop heureuse.  [Il s’agit de la lettre originale et il y a aussi une copie]. Cachet de la poste le 27 avril 1884.

 

Mme Strachey à Mlle Dussant   9/27/G/137   c.28 avril 1884
En réponse à sa lettre du 27 avril, dans laquelle elle rejette sa part de participation à la séparation survenue entre Mlle Dussant et Marie. Le différend entre eux était tout à fait sur ​​les affaires des Ruches dont elle ne savait rien, Marie n’en ayant jamais soufflé mot à l’époque mais seulement bien longtemps après qu’elle eut entendu parler par elle (Mlle. Dussant). «J’ai n’eu, hélas, pas de conseils à lui donner jusqu’à ce que vos actes aient détruit votre relation au-delà de la probabilité d’une récupération». [Il s’agit d’une copie de cette lettre et aussi une version française. Également une copie de la lettre de Lina]. Cachet de la poste le 28 avril 1884.

 

 

 

Les RUCHES après 1883 et après décès C. Dussault en juin 1887

Patronymes relevés dans l’ouvrage de Jean-Marc Rivière  Daisy’s diary 

Melle ROLLET

Melle LAINE  Gabrielle Victorine Marguerite 35 ans directrice des Ruches après le décès de Caroline Dussault . Melun AD 1T 600.  Ce ne serait donc pas l’enseignante de langue allemande qui aurait repris la direction du pensionnat. 

Edith SAUNDERSON

Zoé NICOLESCU

Elena VACARESCU

Mlle DELU

MELLE BUSONI

Olga MORGAN

Jenny BAAR australienne

Nathalie CLIFFORD BARNEY née en 1778

Melle Jeanne GRANDPERRIN-BOLOGNE

 

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Un commentaire sur “Caroline Dussault 1833-1887

  1. La correspondance entre André Gide et Dorothy Bussy (avec annexes, dont des lettres de Roger Martin du Gard) revient sur la genèse du roman Olivia. Publié d’abord en anglais, à la Hogarth Press et traduit (je dirais même réécrit) en français par Dorothy Bussy et Roger Martin du Gard pour être édité à Paris… R.M. du G. avait « reproché » à Olivia de présenter – dans son introduction, en italique dans l’édition du Livre de Poche, comme réels ou issus de la réalité, des faits dont ils savaient fort bien qu’ils ne l’étaient pas – ce qui est surtout bousculé, c’est la temporalité. Toutefois, cela laisse rêveur… Le but de Dorothy Bussy était bien plus d’écrire un roman court, qui soit dans la lignée de « La princesse de Clèves », « Adolphe », « La porte étroite », etc. Et elle ne cesse de répéter dans sa correspondance que sa relation d’amitié amoureuse envers Gide est présente de manière insoupçonnable dans son roman.

    Et dans sa correspondance avec Gide, D.B. ne mentionne jamais Marie Souvestre (mais bien un envoi de thé par Eleanor Roosevelt à qui Dorothy Bussy a enseigné) – ce qui indique qu’elle l’a connue personnellement. Une biographie d’Eleanor Roosevelt parue il y a un an ou deux, plutôt deux, parle d’Allenswood et de Marie Souvestre, mais pas des Strachey par contre.

    Ce qui est certain, c’est que Dorothy Bussy avait rédigé son manuscrit déjà avant la guerre, l’avait soumis à André Gide (qui était un ami du couple Simon Bussy et Dorothy), qui l’avait considéré assez distraitement et jamais proposé à l’édition. Ce n’est qu’après la guerre, qu’elle l’a fait lire à John Lehmann, qui l’a fait lire à ses collaborateurs d’édition, puis à Leonard Woolf et tous ont été enthousiastes. Gallimard a été écarté d’office comme éditeur, car peu enclin à éditer Dorothy Bussy, alors assez âgée, et c’est Stock qui en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, a lancé l’édition.

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