Poster un commentaire

Adah-Ana Souvestre ép Beau 1836-1927

Adah naît à Mulhouse en juin 1836.

Ses parents gagnent la capitale  en septembre de cette même année et s’y installent définitivement.

La jeune Adah,  vive et spontanée,  séduit les amis de ses parents par son caractère enjoué et son bon coeur.

Comme ses soeurs, elle reçoit une instruction solide et pratique l’anglais et l’allemand. Elle reçoit une éducation musicale mais excelle en dessin et aquarelle.

Quel enseignement reçut-elle nous l’ignorons mais plusieurs pistes sont possibles.

Tout d’abord par le biais de la grande amie de sa mère, Louise Swanton-Belloc dont l’époux dirigea une école de dessin avec l’assistance de sa soeur Jeanne. Les Belloc d’une famille d’orfèvre du côté maternel les Belzunce ou Belzons pratiquent la peinture sur miniature et Jeanne est une artiste réputée.

Une autre hypothèse complémentaire est le rôle joué par Frédéric Goupil, dit Goupil-Fesquet artiste peintre formé par  et qui rédigea de nombreux traités de dessin et de peinture.  Au titre de ses liens avec la manufacture de Sèvres, il est l’auteur de l’introduction du livre de la comtesse Delamardelle traitant de la peinture sur faïence, porcelaine, émail.. ouvrage complet sur la pratique et les matériaux à utiliser. Beau-frère de Chrétien Junker qui est l’époux de Blanche Goupil il est par sa sœur Caroline, également excellente dessinatrice et lithographe,  le beau-frère de Pernollet famille qui figure  au nombre des amis proches des descendants Souvestre.

La famille Junker regagne la capitale à la même époque que les Souvestre et ont sûrement gardé des liens dont malheureusement  nous ne retrouvons pas de preuves.

 

Après la mort de son père en 1854, Adah tombe malade et est envoyée se reposer dans la famille d’Emile en Bretagne. A Morlaix, chez ses cousins Andrieux-Pinchon, elle retrouve ou fait la connaissance d’Alfred Beau, alors directeur en comptabilité de la papeterie de Glaslan. Ils  se marient l’année suivante à Paris. Ils ont un fils unique, Emile né en 1859.

Alfred est aussi peintre et photographe et dans les années 1870, la famille Beau s’installe à Quimper où Alfred est embauché comme directeur de la faïencerie Porquier. Au bout de quelques temps la manufacture prend le nom de Porquier-Beau et Alfred créée un grand nombre de pièces qui sont conservées aujourd’hui au musée de la faïencerie de Quimper.

Adah seconde son époux mais n’apparait pas comme créatrice de modèles.

 

Beau Alfred Le Magasin pittoresque 1874 T42 p.229Beau Alfred in Le Magasin pittoresque 1875 T 43 p.101

Beau Alfred in Le Magasin pittoresue 1875 T 43 p.269

Au recensement de 1876 la famille réside 32 quai de l’Odet avec une domestique, Anna Olivier, 24 ans originaire de Guengat.

Ils ouvrent une école de « painteuses sur faïence » pour jeunes filles pauvres.

Alfred meurt en février 1907  à son domicile alors 74 quai de l’Odet. et sa tombe au cimetière St Marc de Quimper est ornée d’un médaillon, oeuvre du sculpteur Lemaire, le même artiste qui effectua celui de sa belle-soeur Marie.

Adah elle lui survit de très longues années. Elle quitte la Bretagne et vit à Neuilly où elle décède en 1927. Elle repose dans le tombeau de la famille Crampon au cimetière de Montmartre.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s