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Léopold Beau

Mes recherches sur mes ancêtres Andrieux de Morlaix et Pleyber-Christ m’ont amenée à travailler sur le microcosme de la bourgeoisie négociante du XIXe mais surtout je me suis intéressée aux artistes régionaux de cette époque dont Léopold Beau d’où est issu l’article paru dans la revue de généalogie du Finistère « Le Lien » en 2005, Léopold Beau un artiste morlaisien. A ce jour en 2017 il est enrichi de quelques données complémentaires.

M-F Bastit-Lesourd .

1811 Léopold naît à Morlaix le 25-10-1811, 14/17 quai de Tréguier, dans une famille de négociants originaires de la Gironde et installés à Morlaix depuis 1734 environ .

Il est l’aîné des fils de Jean-baptiste BEAU et Marie-Jeanne-Agathe FAVIER dont le dernier enfant, Alfred est connu comme aquarelliste, peintre, photographe et directeur artistique de la faïencerie Porquier à Quimper. Les deux frères ont dix-neuf ans d’écart mais sont très proches et il est l’initiateur d’Alfred en dessin et en aquarelle.

Keranroux par L.BEAU

Lithographie de L.Beau

 

SA FAMILLE

Les Beau, sont une famille de négociants aisés installés à Morlaix depuis le milieu du XVIIIème et les enfants reçoivent une instruction culturelle et artistique solide.
Le partage des biens en avril 1807 après le décès en novembre 1806 de Jean Baptiste Beau, son grand oncle, fait apparaître une somme de 24.740f, ce qui prouve une certaine aisance.
Le grand-père Bernard et le grand-oncle Jean Baptiste, ont été des acteurs importants du mouvement révolutionnaire de la région engagés du côté des montagnards. Tous deux sont membres fondateurs de « La Société populaire de Morlaix », qui regroupe les hommes actifs, investis dans le devenir de la ville et de la nation. Dans cette même société est inscrit le grand-père de la future épouse d’Alfred Beau, Jean-Baptiste Souvestre. Ils étaient sans doute également adhérents d’une loge maçonnique car les deux engagements semblent fréquemment se recouper pour ces hommes dynamiques.

Jean-Baptiste BEAU, est baptisé le 19 août 1783, à St Melaine. Il occupe les postes de chef de bureau de la Manufacture des Tabacs et de receveur de l’Hospice.

De son mariage le 18 juin 1808 avec M-J-Agathe FAVIER naissent sept enfants. Un des frères de Jean-Baptiste, François-Bernard-Marie, Président du Tribunal de Commerce, a épousé une  demoiselle Riou, Jeanne-Aimée-Laurette, soeur de Marie-Catherine Sébastienne, elle même épouse de François-Marie Andrieux. Léopold est d’ailleurs parrain du troisième enfant de ces derniers, Pauline, née en 1816.  

  • En 1822 au mariage de Françoise Ursule Favier avec Pierre Jacques Lagéat, Jean-Baptiste Beau, 39 ans, le père d’Alfred et Léopold, est employé à la manufacture des Tabacs.
  • Alfred Beau  vient au monde après les décès de deux enfants du couple en 1827, Agathe-Julie, 18 ans et un petit Jean François Jules âgé d’un an à peine.

 

 

FORMATION de Léopold Beau

Léopold ne se lance pas dans une activité de négoce mais va essayer de vivre de ses talents artistiques. Si certains le disent élève de Delaroche peintre de sujets historiques, il représente plutôt des paysages régionaux.

L’Académie en 1816 reconnaît le paysage et ceci dans la suite de Valenciennes qui en 1800 a fait paraître  Les éléments de perspective pratique à l’usage des artistes, traité qui va codifier la représentation du paysage pour longtemps. La peinture du paysage devient donc à la mode en France et s’inscrit dans le mouvement romantique avec le goût de l’épanchement et celui d’une fusion avec les éléments naturels. Léopold Beau est tout à fait dans le mouvement dit “ naturaliste” avec un graphisme minutieux, réaliste et la tentative d’animation de la scène par l’introduction de personnages conventionnels du type de l’ânier dans sa lithographie du château de Keranroux.

Des collectionneurs locaux apprécient ses oeuvres comme Mr le vicomte de Tromelin ou Mr Berger de Brest (de son vrai nom Vögelsberger- maire de Brest) et Léopold expose à Paris, aux salons de 1831 à 1836, des aquarelles inspirées de la Bretagne .

Lors de son mariage à Lesneven en 1840 avec Françoise Carof ( il a 29 ans et elle 16 ans ), Léopold est artiste peintre mais à la naissance de son deuxième fils, il est professeur de dessin. C’est peut être là avec la très nombreuse famille Carof que nous trouvons le maillon qui relie la famille Beau à la ville Quimper où Alfred le jeune frère de Léopold vient s’installer après la guerre de 1870.

Françoise Carof est la fille de Désiré Joseph de Kervezec 1795-1825 et de Maria Fercoc. Son père est le fils de Gilbert Jean Carof 1761-1842, juge de Paix et sa mère Cécile Françoise Perrine Boudier d’où alliances avec les Pinchon-Souvestre et les Andrieux. 

  • Anne Renée Cécile Carof, cousine germaine de Françoise Carof est née en 1816 à Quimper . Elle est la fille de Jacques Pierre Théophile Carof (1787-1884) époux de Reine Perrine Josèphe Aimez (1791-1883), fille de Jacques Rémy Aimez, guillotiné à Brest pendant la Terreur et de Catherine de Grooters mariés à Quimper en 1812.  Les parents de Cécile habitent 14 rue de la Rampe. Ils vivent nonagénaires et sont donc encore en vie pour servir de relais et accueillir Alfred Beau et sa famille lorsqu’ils arrivent sur Quimper. Anne épouse à Brest le 20 juin 1835 l’officier de marine Charles Marie Prosper Simon.

 

En 1841, Léopold est professeur de dessin au lycée de Lesneven (cf manuscrit de Mr Claude Le Menn) et le Principal , l’Abbé Chenu , signale à l’académie: 

  • « les écarts de conduite des enseignants laïcs et dénonce au recteur les régents qui tiennent en classe des propos peu favorables à la royauté et les oblige à assister aux offices religieux de l’établissement « .
  • « Il communique aux administrateurs les mauvais états de service du professeur de dessin Léopold Beau. Le bureau d’administration rend son verdict en ces termes : »son traitement de 1200 francs lui est maintenu mais l’administration prie Monsieur le Maire de faire connaître à ce fonctionnaire qu’il devra apporter dans l’accomplissement de ses devoirs plus d’ exactitude que par le passé et se conformer en ce qui le concerne, aux règlements établis pour tous les professeurs de l’établissement. Il aura soin de fournir à M. le Principal, au moins tous les huit jours, des notes sur les progrès de ses élèves » .

Les professeurs sont médiocrement rémunérés comme le reconnaît le recteur d’académie et nombre d’entre sont obligés d’avoir des activités annexes comme la retouche de photographies.

Pécheuse de coquillages par L.BEAU aquarelle

Pêcheuse de coquillages par L. Beau, aquarelle, coll privée.

La famille réside rue Notre-Dame à Lesneven et selon Denise Delouche, ils reçoivent à leur domicile nombre d’artistes, peintres et lithographes. Ils ont pour voisin et ami Daniel Miorcec de Kerdanet, érudit local qui est  présent lors du mariage .

Mais pourquoi ce mariage eut-il lieu à 7 heures et demi du matin un jour d’automne ? Il ne s’agissait pas d’une cérémonie à la sauvette vu le nombre important de témoins présents.

Alfred vient rendre visite régulièrement à son frère, ce qui est facilité par l’arrivée du train et l’on connaît l’aquarelle d’une jeune fille de Lesneven et quelques paysages de la région.

Léopold s’intéresse aussi aux avancées techniques et artistiques et il réalisera une aquarelle de la lanterne magique. Il s’agit du DIORAMA, procédé de Bouton et Daguerre qui précède la photographie et consiste en toiles de grandes dimensions, peintes sur les deux faces et qui par des systèmes d’éclairage donnent l’illusion de la réalité. A Paris, cette animation installée non loin de l’immeuble où résidait la famille Souvestre à partir de 1837, attira les foules de 1822 à 1839 date où les bâtiments brûlèrent . A Brest, en 1851-1852, le peintre-photographe Adolphe Disdéri se ruina avec son associé Diosse dans un projet de Diorama et il quitta la ville où son épouse Elizabeth Francart-Disdéri poursuivit l’activité de l’atelier photographique. Mais Léopold se rendit-il jusqu’à Paris ou bien se contenta t’il d’un voyage à Brest?   

L’année 1846, une année riche en événements familiaux

 Le 6 septembre 1846, la cousine germaine de Françoise Carof, Augustine Carof, 18 ans, épouse le faïencier quimpérois Clet-Adolphe Porquier, 33 ans. Augustine est née en 1826 à Kerescat sur la commune de Ploudalmezeau où résidaient ses parents, le juge de Paix Sylvain Carof 1797-1875 et son épouse Sophie Marzin 1797-1879. 

Le frère de l’époux, Edouard Pierre Louis Porquier est adjoint au maire de Quimper. Sont témoins du côté de la jeune femme ses oncles Carof et Marzin.

 

Le père de Léopold et Alfred, Jean-Baptiste Beau, décède à Morlaix en octobre 1846. Sur l’acte signe comme témoin François-Pierre de Jaëgher, receveur municipal. De cette famille morlaisienne on relève les noms de deux artistes: Jules de Jaëgher né en 1816 et de Jean-Marie né en 1818. Le premier sera enseignant de dessin à Brest et grand ami de Guillaume Lejean et Charles Alexandre. Alfred étant mineur à cette date, une tutelle aurait pu être mise en place mais les archives de Quimper n’en possèdent pas trace, les tables de tutelle de cette période à Morlaix ayant été brûlées. 

 

Le premier fils de Françoise et Léopold ,  lui même prénommé Léopold, meurt en 1854, âgé de 17 ans.

Françoise Carof, son épouse, est devenue à la suite de sa mère, directrice de la Poste de Lesneven mais elle décède le 24 mars 1863, âgée de 39 ans. L’année suivante, Léopold meurt à son tour le 26-10-1864, laissant deux orphelins, Agathe, la fillette, n’ayant que sept ans. 

 

En 1868, sa mère, Agathe Favier décède laissant un petit héritage à ses enfants survivants. 

La mère de Françoise meurt à son tour âgée de 83 ans le 3 décembre 1873.  Elle aura sans doute élevé ses petits enfants à moins qu’ils n’aient été accueillis chez l’une des nombreuses familles parentes de la région. 

Louis Beau, le fils survivant né le 7 avril 1846, épouse Caroline Mac Auliff le 24-08-1875 à Clisson -44-. Photographe à Lesneven, il décède à 35 ans.

Agathe  épouse en 1891, Jean Edern, étudiant en pharmacie à Nantes. Tous deux sont âgés de 35 ans.

Par quels biais la région nantaise se trouve t’elle aussi présente dans la vie des enfants de Léopold? 

Peu d’œuvres de cet artiste qui fut sûrement le premier maître de son frère Alfred et qui l’initia à l’aquarelle peuvent être répertoriées aujourd’hui. Le musée de Brest en possédait mais suite à la destruction de la ville pendant la dernière guerre, plus rien ne subsiste des collections du musée.

Ses lithographies sont de bonne facture et il est certain qu’il s’intéressa à la photographie. Répertorié par Burty dans son dictionnaire comme « Petit Maître  » il dut avoir un certain rayonnement en Bretagne Nord mais son nom n’a pas vraiment laissé trace dans l’histoire locale. 

 

Eléments généalogiques

MARIAGE BEAU/CAROF

Léopold épouse le 25-11-1840 à Lesneven à 7h30 du matin Françoise Jeanne Marie  CAROF née le 27-02-1824 fille de feu Désiré Joseph Carof et Angélique Jacquette Françoise Fercoc (? dite Maria) en présence de nombreux témoins :

– Gustomez C ou A.

– Ad Beau Alfred, frère , 11 ans.

– Favier Céphise . grand-tante maternelle, décèdera à 99 ans et instituera Alfred son légataire .

– Hardy E.

Carof Maria = ?

– Beau Victoire.

– Beau Caroline. ? cousine germaine de Léopold née en 1819 fille de Bernard Beau et Jeanne Aimée Laurette Riou

– Beau Bernard . = ? oncle ou frère du marié .

– Carof S , Sylvain oncle de la mariée dont le père, Désiré, est DCD . Juge de – Paix , il est l’époux d’Anne-Sophie Marzin . Sa fille Augustine  a donc 13 ans lors du mariage de sa cousine Françoise avec Léopold Beau; serait-elle venue avec son père ?
– Canfort ?

– Beau

– Miorcec de Kerdanet D., Daniel, docteur en droit âgé de 40 ans et voisin du marié rue Notre-Dame.

– J Beau oncle du marié = ? Jean-Marie Beau, 54 ans oncle du marié

– Carof V, = Vincent, oncle, percepteur à Ploudalmézeau, époux de Marie-Jeanne-Marguerite Mallet

– Decleer ainé.

– Carof J, = Jacques -oncle de la mariée, né en 1787, époux de Reine Perrine Aymez dont un fils Sylvain. Jacques Pierre Théophile CAROF est né le 21 mai 1787 à Ploudalmézeau. Il est le fils de Gilbert Jean Carof  1761-1842, Juge de Paix et de Cécile Françoise Perrine BOUDIER 1763-1849. Son parrain est Pierre François Bonaventure Pinchon, sieur, grand oncle maternel et sa marraine Marie Louise Renée Navarre , demoiselle, sa parente du deux au quart. D’où alliance avec la famille de Souvestre par les Boudier/Pinchon mais également les Andrieux.

-notaire Paul Le Clech ou témoin

-notaire : Le Saux pour le contrat de mariage .

De cette union naîtront 3 enfants :

– Léopold, Baptiste, Désiré, Sylvain né le 27 -10- 1841. Il décède en 1854 à l’âge de 17 ans.

– Louis, Jean, François, Marie né le 16-04 -1846.

– Agathe, Francine, Angélique, Marie née le 22-06-1856 .+ (certaine généalogie fait décéder Léopold en 1849 ce que contredit la naissance de sa fille en 1856).

 

Eléments généalogiques:

Ascendance BEAU

Beau Etienne, marchand boucher qualifié de bourgeois en 1706. Il épouse Jeanne MOULIE ou MOUILHER dont au moins 9 enfants nés à Blaye, paroisse de St Romain

1) Jean-Baptiste ° le 16-11-1703 ( parrain Jean MOUILHER maître chirurgien, marraine Marie Beau)

2) Jean ° le 17-02-1705

3) Léonard ° le 19-06-1706

4) Pierre ° le 27-07-1707

5) Jean ° le 25-12-1708

6) Jean-Joseph ° le 23-01-1710

7) Antoine ° le 28-09-1717

8) Jean ° le 19-02-1919

9) Marguerite ° le 21-10-1720

IV ème génération

III 1) Jean-Baptiste. Il s’établit comme négociant à Morlaix où il sera Consul et administrateur de l’hospice public. Il épouse le 08-02 1734 à Mx St Mathieu, Marie-Anne Hénard( fille de François-Joseph, sieur de la Malière et d’Anne Le Loutre née le 19-10-1706. dont au moins 10 enfants

IV 1) Anne-Marie baptisé le 26-11-1734

IV 2) Michel baptisé le 1736

IV 3 Marie-Jeanne-Marguerite baptisée le 25-09-1737

IV 4 Marguerite-Josèphe baptisée le 17-09-1738. Elle épouse Jean Dessaux, négociant, en 1807

IV 5 Bernard baptisé le 27-01-1740 . négociant à MX il épouse Marie-Angélique Chassin

IV 6 Marie-Joseph baptisée le 06-06-1841

IV 7 Louise-Michelle baptisée le 27-02-1743

IV 8 Jean-Baptiste ° le 19-06-1744

IV 9 Théophile Anne Michelle baptisé(e) ? le 20-04-1746

IV 10 Marie-Mauricette ° le 12-10-1748

Vème génération

IV 5) Bernard-Marie Beau épouse le 28-07-1767 à St Melaine Marie-Angélique Chassin

V1) Jean-Baptiste-Marie Beau baptisé le 19-08-1783 à Mx St Melaine, négociant, chef de bureau à la Manufacture des Tabacs de Mx il épouse le 18-06-1808 Marie-Jeanne-Agathe Favier d’où 5 enfants

V2) Bernard Pierre Marie baptisé le 18-03 1785

V3) Jean Marie Antoine baptisé le 13-07-1786

V4) François Bernard Marie baptisé le 27-01-1788, négociant, président du Tribunal de commerce. Il épouse le 22-04-1812 Jeanne Aimée Laurette RIOU (fille de Pierre Marie RIOU et de Marie-Jeanne LE GOFF) d’où 5 enfants

V1Jean Baptiste et Marie Agathe FAVIER

  • VI 1)Agathe Julie Marie ° le 15-11-1809 à Mx + le 19-08-1827
  • VI 2) Jean Louis Bernard Léopold ° le 25-10-1811
  • VI 3) Bernard Victor Marie ° le 22-11-1814
  • VI 4)Jean François Jules Marie ° le 27-01-1826 + le 03-11-1827
  • VI 5) Alfred Léopold Pascal ° le 23-07-1829 à Mx + à Quimper le 11-02-1907

 

 

Alliances BEAU/ Le COURSONNOIS et autres familles

Sitographie

http://callac.joseph.lohou.fr/coursonnois.html

pour la branche BEAU Mauricette épouse de Simon Le Coursonnois

Selon Joseph Lohou dans un article paru aux Cahiers du Poher:

  • Simon Le Coursonnois est orphelin à l’âge de 7 ans et son parrain Simon PHARAMUS, comme il est d’usage devient son protecteur et lui assure un instruction digne de son propre niveau social.Après des études à Rennes, Simon est recommandé auprès des responsables du bureau des mines à  Poullaouën où il entame une carrière, d’abord comme commis aux écritures. Puis, progressant rapidement dans la hiérarchie, le Conseil d’administration le nommé caissier et officier des Mines en 1762 au décès du caissier PATOT.
    Son rôle consiste a adresser les rapports à la direction à Paris. Enfin, il est ensuite chargé des affaires contentieuses. Simon Marie LE COURSONNOIS se marie en 1770 avec Marie Mauricette BEAU dont il aura, à notre connaissance, deux enfants connus :
  • Marie(°28 juillet 1777) qui se marie à Poullaouen le 18 février 1795 avec un médecin de Carhaix, Louis Joseph D’HIEVRE
  • Bernard Simon Marie LE COURSONNOIS(°18 avril 1782), lieutenant de vaisseau qui se marie avec Marie Perrine MAZURIÉ, dont postérité.
  • Mauricette Beau décède en 1788.

 

 

http://www.adu-brest.fr/Des%20LE%20PONTOIS.pdf  

pour la famille D’Hyèvre / Le Pontois une fille du couple BEAU/Le COURSONNOIS ayant épousé D’Hyèvre médecin.

Jean Baptiste LE PONTOIS fondeur et son épouse Suzanne Renée LOYER, natifs de Villedieu-les  Poêles (Manche) et y mariés le 22 janvier 1794, s’installèrent à Coutances (Manche) où naquit le 30 ovembre 1795, leur fille Virginie qui épousera à Brest Mathieu MICHAUD. Nous les retrouvons  Sainte-Cécile à côté de Villedieu-les-Poêles où naquit le 31 juillet 1803 Jean Baptiste LE PONTOIS, qui fut le directeur du Comptoir du Finistère. En décembre 1804, de nouveau à Coutances avec la naissance d’Augustine Joséphine (décédée rentière, célibataire, à Brest en 1887) et ensuite Brest avec la naissance le 8 avril 1806 de Joachim LE PONTOIS, libraire rue de Siam et celle de Suzanne Amélina LE PONTOIS le 26 février 1808, qui épousera Jacques COUTELLIER un officier de marine. 

Antoine Michel LE PONTOIS 1772-1840
1804 x Jeanne Yvonne NICOLAS 1784-1847

-dont une fille, Marie Louise qui vit le jour au chef-lieu le 20 février 1812, elle épousa à Landévennec le 19 février 1832, Jean Baptiste Aimé DYEVRE, âgé de 30 ans, un géomètre originaire de Poullaouen, venu à Landévennec pour la réalisation du cadastre et qui s’y fixa. Au recensement de 1851, Marie-Louise LE PONTOIS, femme DYEVRE, succédant à sa mère, tenait le commerce de tabac, nous apprenons qu’elle était boiteuse. Deux enfants naquirent à Landévennec dont un seul vécut : – Marie Louise née le 24 janvier 1833 et décédée le 16 mai 1833. – Ludovic Alexis né le 15 octobre 1834, il épousa sa cousine Louise Marie Antoinette DYEVRE. Ingénieur civil des mines, il décéda à Morlaix en 1891. Le couple habita après le mariage à Landévennec, car y naquit : – Louis Baptiste Isidore DYEVRE né le 7 septembre 1868 au bourg. Il épousa à Daoulas, le 5 septembre 1892, Henriette MARCHAIS, native de cette commune du 16 septembre 1869, les parents des mariés étaient cousins. Lors de son mariage, il était lieutenant à l’école d’application de Fontainebleau. Un fils unique Henri DYEVRE.

– Louis Joseph DYEDRE naquit à Carhaix le 6 février 1765, il entra dans le corps de santé de la Marine en 1779, comme aide-chirurgien-auxiliaire, âgé de 14 ans. Le 1er nivose an II (21 décembre 1793), il fut admis membre de la loge maçonnique brestoise La Montagne (ex-loge Les Amis de Sully). Il épousa le 18 février 1795, Marie Victoire Marguerite LE COURSONNOIS. Le 12 nivose an V (1er février 1797), il quitta la Marine pour devenir médecin de la Mine. Son épouse était la fille du deuxième personnage de la mine, le trésorier Simon Marie LE COURSONNOIS originaire de Callac (22) et de Marie Moricette BEAU de Morlaix (29) (fille d’un négociant en la ville de Morlaix). Le trésorier, de part sa position, avait droit à 6 pièces dans la maison de la direction des mines où logeaient les officiers et où naquirent ses enfants. Le couple eut huit enfants, enregistrés à Poullaouen, dont les quatre qui suivent :
– Eugène Pierre Louis Marie DYEVRE, né le 23 décembre 1795, chirurgien de Marine, reçu docteur en médecine à Montpellier en 1837, installé à Morlaix et y marié le 20 avril 1842 à Marie Reine Léocadie LEMIERE, dont les deux fils Frédéric et Pol furent avocats.
– Aristide Simon Théophile DYEVRE, né le 16 ventose an VII (6 mars 1799), il entra à l’école des mines de Saint-Étienne, il s’y fixa et épousa une stéphanoise Hélène Claudine Claire SAVOYE, de qui il eut une fille unique, Louise Marie Antoinette DYEVRE, née à Saint-Étienne le 8 juillet 1840, lors de la naissance il était dit directeur de mines. Il
s’éteignit à Morlaix le 16 janvier 1865 et son épouse en décembre 1872.
– Jean Baptiste Aimé DYEVRE, (dit Baptiste) vit le jour à la maison de la direction des mines à Poullaouen, le 23 nivôse an IX (13 janvier 1801). Géomètre il se retrouva à Landévennec pour réaliser le cadastre, il y épousa le 19 février 1832 Marie Louise LE PONTOIS. En 1840, il est dit géomètre de cadastre de 1ère classe. Il décéda le 25 août
1874 à Landévennec, où il fut inhumé avec ses beaux-parents.

Victorine Jeanne Joseph DYEVRE née le 15 février 1807, épousa le 29 juillet 1834 à Poullaouen, Noël Jean Louis DAVY, caissier aux mines de Poullaouen. Leur fille Marie Hélène DAVY (dite Maria), épousa Jean Baptiste Victor MARCHAIS (dit Victor) directeur de la fabrique de porcelaine à Daoulas, originaire de Giey-sur-Aujon en Haute-Marne.
Ils eurent une fille Henriette MARCHAIS, née le 13 septembre 1869 à Daoulas, qui épousa
un cousin issu de germains Louis Baptiste Isidore DYEVRE, cité précédemment.

Pour revenir à la famille BEAU et aux ANDRIEUX un  je repasse par ma généalogie et « les cousins Marchais » dont   un Marchais qui eut une faïencerie à Daoulas proche de Landévennec.  Mais ceci concerne également la famille BEAU par Mauricette épouse Le Coursonnois et offre des ouvertures familiales vers la formation au métier de faïencier d’Alfred Beau avant sa rencontre possible avec le peintre faïencier Michel Bouquet. 

Un commentaire sur “Léopold Beau

  1. Merci infiniment pour cette recherche importante.
    Je m’intéresse à son frère Alfred Beau, salarié de la papèterie de Pleyber-Christ, puis photographe à Morlaix,peintre puis artiste faïencier chez Madame Porquier à Quimper.
    Aucune photo le représentant est connue à ce jour.
    Il est difficile de comprendre son parcours. A 44 ans, il change complètement d’orientation et de région. Il a un talent absolument merveilleux

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