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Alexis Papot

Alexis Papot

A.PAPOT, Site de La Maison d’Auguste Comte

 

Beau-fère d’Emile Souvestre dont il fait la connaissance par l’intermédiaire d’Augustin Ballot-Beaupré qui fut le condisciple d’Alexis puis répétiteur dans le même établissement d’enseignement à Nantes. Ils sont tous deux pressentis par René Luminais, député, qui veut ouvrir une école pour jeunes gens où serait mise en application la méthode de Jacotot, méthode d’enseignement alors en vogue. 

L’article qui suit a été envoyé à la Maison Auguste Comte, rue Monsieur-le-Prince à Paris qui conserve les courriers d’Alexis Papot et de son épouse adressés à Comte et à ses successeurs.

Alexis Antoine Papot naît le 19 ventôse an 12 soit en 1804, le 10 mars. Rue du Bois Tortu, section 3 à Nantes.

Le mariage du couple Papot/Caillaud, ses parents a lieu en 1793. 7 V°2 déc an 12. Mais une coquille de l’état-civil donne an 2, ce qui est impossible car la mariée aurait eu seulement dix ans. Ils ont au moins trois enfants :

– Alexis Antoine né le 19 ventôse an 12 = 1804.

– Justine Adelle née le 7 Nivose, an 14 = 1806.   AM Nantes section 3  p.40/217. Elle est fille du sieur René Émilie Papot, rentier, 28 ans et de demoiselle Anne Justine Caillaud son épouse âgée de 22 ans et demeurant section 15ème rue Copernic. Les témoins sont Augustin J.B.Gendron, employé, 34 ans demeurant rue Racine ; Bernard Partoureau commis de négociant, 23 ans rue Buffon.

– Angélique Anne  née en décembre 1806 le 17, à Vieillevigne 44.

Son enfance

La famille Papot se retrouve dans les registres de Nantes depuis bien longtemps. Au XVIIè, un Papot est maître écrivain. On relève aussi un Papot, maître d’école, rue de la Casserie, paroisse St Saturnin, en 1740[1].

Le grand-père Louis Papot, est courtier royal donc lié au négoce et son nom est régulièrement mentionné dans les revues informant les nantais du trafic portuaire.

René Antoine Émélie PAPOT, le père d’Alexis est tout d’abord dans le négoce lors de son mariage avec Justine Caillaud. Elle est issue d’une famille aisée liée au commerce. La profession de René Papot varie suivant les actes qui ponctuent sa vie. En 1804, il est dit rentier et deux ans plus tard est enseignant et, lors de  son décès, il est mentionné « commis ». La famille réside rue Copernic.

Moins de deux ans après Alexis,  une petite Justine Adelle naît, bientôt suivie dans la même année d’une autre fille, Angélique Anne, le 17 décembre. Elle épousera l’écrivain breton originaire de Morlaix, Émile Souvestre en 1832. Lors de la naissance d’Anne, la famille a quitté Nantes et est installée depuis la rentrée scolaire à Vieillevigne, grosse bourgade à une vingtaine de kilomètres au sud de Nantes. René Papot selon l’acte de naissance a totalement changé de profession et est désigné comme « instituteur ».

C’est une période difficile pour le commerce nantais en raison du blocus. Le sucre qui avait été à la source de profits importants  pour certaines familles voit son cours s’effondrer et des fortunes s’écrouler. Du fait de la révolte des esclaves, nombre de familles quittent les îles et leurs plantations, plus ou moins ruinés et se rapatrient en France. Les parents d’Alexis subirent apparemment les effets de cette crise dont le contre-coup aurait eu pour effet d’amener René Papot à trouver un métier afin de pourvoir aux besoins de sa famille.

J’ignore ce qu’est devenue la fillette née après Alexis et les registres d’état civil de Vieillevigne ne comportent pas de nouvelle naissance Papot, pas plus d’ailleurs que de décès. Ceci ne nous éclaire donc pas sur le parcours de la famille dans les années qui suivirent.

La famille Papot est aussi très en lien avec la région de l’Anjou et c’est à Angers qu’Anne dite « Nanie » est envoyée en pension. Elle fait plusieurs descriptions de la Loire et de propriétés des bords du fleuve dans ses romans ou dans ceux de son époux.

La famille Papot a donc des ramifications vers le pays angevin attestés par l’ouvrage de Célestin Port.

La jeunesse d’Alexis Papot

Alexis Papot est un bon élève en mathématiques. Fait-il ses études au lycée royal de Nantes sous la férule de Le Boyer qui enseigna les mathématiques spéciales de 1808 à 1831, date de sa nomination comme inspecteur de l’Académie de Rennes? L’association des anciens élèves du lycée de Nantes n’a pas retrouvé de traces de la présence d’Alexis dans cet établissement.

Une autre possibilité serait qu’il fut, comme sa sœur Anne, envoyé suivre sa scolarité à Angers. Pour cette dernière, Vapereau dans sa biographie indique qu’elle fut élevée à Angers par un oncle juge. Il faut noter qu’il est dit la même chose pour Jean Martial Bineau qui entra à Polytechnique et dont la mère était une demoiselle Papot[2].

Les choix d’établissements sont nombreux pour les jeunes gens mais je fais l’hypothèse qu’il étudia à Nantes pendant un temps au vu de ses amitiés. Au mariage de Souvestre avec sa lointaine cousine Cécile Ballot-Beaupré, Alexis Papot est témoin aux côtés des frères de cette dernière, Alexis, commis de marine et Augustin, répétiteur dans la même institution que celle de Papot. Cet évènement a lieu en 1830.

Vie professionnelle

Le père[3] d’Alexis décède en 1824. Le jeune homme a vingt ans et doit gagner sa vie.

Alexis Papot est employé de la pension Ducamp en tant que professeur de mathématiques. Il a donc pour collègue Augustin Ballot-Beaupré qui est répétiteur dans la même institution.

A.Papot et E.Souvestre sont soutenus dans un projet d’ouverture d’un pensionnat  par le député René Luminais et son épouse. Ce dernier s’est renseigné sur la méthode Jacotot et s’est rendu à Louvain pour découvrir l’auteur. En novembre 1829, Luminais informe Emile Souvestre que Papot doit se rendre à Paris pendant trois jours pour y étudier la réalité des bénéfices d’un tel enseignement. Souvestre n’obtiendra pas son brevet de maître de pension et ils devront modifier leurs projets.

C’est une période de grande effervescence pour tous ces jeunes gens qui s’impliquent avec ardeur dans le mouvement saint-simonien et la vie culturelle nantaise mais je n’ai pas trouvé mention du nom d’Alexis Papot comme saint-simonien.

A Nantes en 1830, l’écrivain breton  a retrouvé son ancien condisciple Ange Guépin devenu nantais et également un ancien étudiant en droit de Rennes venu lui aussi se fixer à Nantes, Claude-Gabriel Simon, directeur du journal Le Breton. Ce dernier  a noué amitié avec Alexis Papot et leur collaboration va se poursuivre durant de nombreuses années  pour la création d’un « Athénée ».

En juin 1831, la jeune Cécile Ballot-Beaupré, épouse de Souvestre, décède après une grossesse difficile, bientôt suivie dans la tombe par son enfant nouveau-né. É.Souvestre s’investit alors pour échapper à son chagrin dans un grand nombre d’activités journalistiques et politiques sur la place nantaise. Il fréquente toujours le domicile des Papot et Anne tombe amoureuse du jeune veuf. Le départ de Souvestre a parfois été interprété comme faisant suite à un conflit avec celui qui allait devenir son beau-frère sur les questions de l’école où ils étaient tous deux enseignants mais il n’en est rien. Dans un courrier à É.Turquéty, son très cher ami depuis leurs études de droit à Rennes, Émile lui donne les vraies raisons de ce départ : « une femme est tombée amoureuse de moi   Je l’ai prise par la main et je lui ai dit vous me suivrez = voilà la vrai cause de mon départ  de Nantes  Edouard. » 

Émile Souvestre et Anne Papot se marient le 23 mai 1832 en présence d’Alexis, de nouveau témoin, et partent pour Morlaix puis Brest dès le lendemain de la cérémonie.

Alexis Papot reste donc seul pour diriger l’établissement d’enseignement nantais.

 

L’Athénée démocratique

Alexis Papot reste très engagé sur la place de Nantes pour faire aboutir un projet initié dans les années où son beau-frère était arrivé à Nantes, un « Athénée » auquel serait adjointe « une école gratuite d’instruction secondaire où seraient admis les enfans d’ouvrier qui se destinent aux arts industriels », projet qui mit très longtemps à voir le jour. A ses côtés Claude Gabriel Simon dont l’amitié le soutient pendant longtemps.

Les questions de la diffusion d’une instruction permettant, avec l’avènement des machines, de former des ouvriers capables de les manier et de s’adapter aux évolutions est une constante de cette période et Alexis Papot s’y engagé dès ses débuts.

Les professeurs s’engageaient à professer gratuitement mais les membres demandaient une subvention à la mairie qui la leur refusa. Le loyer ayant aussi augmenté l’établissement ne vit pas le jour mais l’idée demeura portée par quelques-uns dont Alexis Papot qui est vice-président de la commission de citoyens ayant en charge cette question et en 1848, la fondation d’un Athénée à Nantes est toujours d’actualité.

Alexis Papot est toujours présent pour faire aboutir cette école et il fait partie de la commission de citoyens qui doit recruter les enseignants aux côtés de son ami C.G.Simon. Ce dernier a abandonné ses activités journalistiques et la direction du journal  Le Breton  après seize ans de direction et il se consacre à partir de cette date à sa passion sur l’Asie.

La vie de famille

Alexis épouse le 19 novembre 1836, Renée Léonide Lauprêtre, fille de négociants.

Les témoins sont: Benjamin Papot, propriétaire ; H.Delassalle, 46 ans courtier maritime demeurant rue de l’Héronnière, 46 ans ; x Lebreton, 37 ans, propriétaire et C.Gabriel Simon.

Ils ont deux enfants:

  • Gustave Alexis  né le 5 novembre 1837 (son père est dit professeur de mathématiques 32 ans et demeure chemin de la Contrie. Son épouse a 23 ans. Les témoins sont: Benjamin Jacques Marie Papot, propriétaire 62 ans et Claude Gabriel Simon, propriétaire, 37 ans, demeurant rue Gresset, canton 5 p.54/61.
  • Marie Anne,  née le 20 mai 1841.

Alexis dirige une institution située rue Mondésir dans laquelle il prépare les jeunes gens aux concours d’entrée dans les écoles supérieures, polytechnique, l’école de la Marine entre autres. Sa fortune est modeste mais il  fait l’acquisition d’une « petite maison » à Pornic ville balnéaire proche de Nantes où il escompte par la pratique des bains de mer, une amélioration des migraines très invalidantes dont il souffre. Il y accueille régulièrement sa soeur Nanine avec son époux E.Souvestre et leurs trois filles, Noémi, Marie et Adah-Ana.

Madame veuve Papot, sa mère qui vivait chez Alexis et sa famille,  meurt en 1857 à Nantes et l’acte de décès est établi par erreur avec les prénoms de Nanine, « Angélique-Anne ».

Son grand ami Claude-Gabriel Simon qui était devenu veuf décède en 1860.

 En août 1867,  son fils aîné, Gustave, décède[7] à Nantes au domicile de ses parents. Alexis en est très affecté. Suivant les différents actes les métiers de Gustave Papot varient mais tournent pour beaucoup autour de l’activité photographique : professeur, photographe, opticien, fabricant chimiste ce qui peut indiquer une activité de recherche des procédés photographiques mais son nom n’a pas laissé de traces dans ce domaine.

Marie-Anne sa fille épouse un professeur, Félix Antoine Martineau et reste vivre à Nantes. Veuve, elle décède le 24 janvier 1887 rue de Feltre, N°4.  (TD Nantes 3.19).

 

Auguste Comte et le Positivisme

Quand Alexis Papot fait-il connaissance avec l’œuvre d’A.Comte ? avec A. Comte lui-même ?

A ce jour aucune certitude, uniquement de possibles rencontres suivant les réseaux amicaux mais l’intérêt d’Alexis pour les mathématiques est une source possible de sa rencontre avec Comte lui-même mathématicien.

Dans l’entourage d’A.Papot pendant qu’il poursuit ses études, on note un certain nombre de nantais en lien avec A.Comte.

La promotion de 1824 de l’école polytechnique donne pour condisciples, Le Chevallier St André, Christophe Louis Léon Juchaut de Lamoricière, Euryale Cazeaux[4]. Ces jeunes gens vont être séduits par cette nouvelle doctrine qu’est le saint-simonisme et s’en faire les propagateurs.

Alexis Papot est un peu plus âgé que Léon Juchault de Lamoricière. Nous pouvons cependant faire l’hypothèse que c’est par l’entremise de ce dernier, que Papot entra en relation avec Auguste Comte et se passionna pour sa doctrine du «positivisme ».

Auguste Comte, polytechnicien de la promotion de 1814, fut le secrétaire du comte de St Simon et aussi le répétiteur du jeune nantais Lamoricière[5] lors de ses études à Paris.

Alexis Papot est le représentant officiel de la doctrine sur la ville de Nantes et est mentionné dans différents ouvrages comme «jeune savant» qui fut en correspondance avec Auguste Comte et reconnu comme l’un des ses disciples les plus fidèles et l’un des treize exécuteurs testamentaires de ce dernier. Il n’est pas le seul adhérent de cette doctrine sur Nantes qui mobilise aussi d’autres acteurs importants de la vie nantaise comme Camille  Mellinet, imprimeur, ou son fils Charles.

L’intérêt d’Alexis Papot, tant pour les sciences que pour leur diffusion et leur enseignement a pu trouver dans la doctrine de Comte les raisons de son adhésion.

En mars 1852 le nom de Papot apparaît dans la correspondance d’Auguste Comte qui mentionne que le premier contact a eu lieu en septembre de l’année précédente. Il relève les changements énoncés par Alexis Papot depuis qu’il pratique les enseignements du maître et s’en réjouit. Alexis d’emblée paye un montant d’adhésion du double de ce qui est demandé et A.Comte réajuste sa participation au regard des autres adhérents et du souci de ne point marquer de différences. Papot est un soutien financier tout au long de son engagement, que ce soit pour madame Francelle ou dans d’autres moments.

Les courriers de Comte font souvent mention de la mauvaise santé de Papot, santé qui l’empêche de se rendre à la capitale mais il dût y faire un séjour en octobre 1856. A.Comte fait aussi mention d’un deuil en 1854 qui correspond au décès d’Emile Souvestre, le beau-frère d’Alexis. Plus tard c’est la perte de la mère d’Alexis qui est évoquée. Elle vivait au foyer de son fils et A. Comte relève l’harmonie qui devait régner dans la famille et entre l’épouse et sa belle-mère car selon lui, seule une ambiance familiale propice peut permettre une avancée dans la réflexion et l’évolution.

En 1851, alors qu’Émile Littré rompt avec Auguste Comte qui approuve le coup d’état de décembre, quel peut être le positionnement de Papot ? En effet après le deux décembre, les républicains sont très mal vus et se cachent puis s’exilent ou se font discrets en province. Les Michelet sont en recherche d’un lieu de repli. Nanine Souvestre leur propose de prendre contact avec son frère Alexis qui vit à Nantes et  leur trouve un logement rue de la Haute Forêt. Le couple s’y installe avec ses chats et va participer un an à la vie locale. Ils vont fréquenter les républicains et intellectuels de la région. Ils vont en villégiature à Pornic où se retrouvent parisiens, artistes…mais au bout d’un an, en juin, ils quittent Nantes pour Florence où vit une importante communauté française.

A l’automne 1857, le géographe breton, Guillaume LeJean indique que Jules Michelet déjeunait chez les Papot avec madame Souvestre et ses deux dernières filles.

Dans un courrier  A.Comte se félicite de l’intérêt que Michelet porte à sa doctrine, ce qu’il dit ne pas avoir imaginé, mais la rencontre organisée par Papot n’a pas lieu.

Littré prend la tête de ceux qui continuent d’adhérer aux idées de Comte et à son cours de philosophie positive mais rejettent le Système de politique positive et la religion de l’Humanité. Le nouveau groupe est celui des «Positivistes intellectuels ».

Auguste Comte décède en septembre 1857  après une courte agonie et son très fidèle Pierre Lafitte est absent de Paris à l’époque. Mais où se trouve A.Papot ? à Paris ou à Nantes ? Il n’est pas mentionné explicitement comme étant l’un des cinq exécuteurs présents à Paris et qui se constituent en «Comité positiviste ».

Site de La Maison d'Auguste Comte.
Site de La Maison d’Auguste Comte.

A.Papot et Pierre Lafitte sont les deux seuls disciples jugés dignes successeurs par A.Comte et capables d’emblée d’assurer la poursuite de son œuvre.

La succession est difficile et le conflit avec l’ex-épouse de Comte va durer de longues années. Alexis Papot n’en connaît pas l’aboutissement. Littré soutient Caroline Massin alors que les 13 exécuteurs testamentaires s’opposent à elle pour l’héritage des écrits de Comte.

Alexis décède le 27 mai 1869 et est remplacé en tant qu’exécuteur testamentaire de Comte en 1873.

Léonide Lauprêtre-Papot devenue veuve doit faire face à des difficultés financières. Elle fait appel aux anciens amis positivistes de son mari pour trouver des professeurs capables d’assurer les enseignements scientifiques et permettre la continuité des cours et de l’école. Elle tente également de monnayer les courriers d’A.Comte reçus par Alexis afin, estime t’elle, de compenser les dons qu’il avait fait. Ses tentatives auprès de Littré puis de Lafitte échouent et le devenir de ces lettres nous est inconnu à ce jour.

 


[1] AD 35, C 4 145, registre des capitations de Nantes 1740.

[2] Il reste à prouver la proximité des liens familiaux entre le ministre J.M Bineau et A.Papot.

[3] AM Nantes, 42°Recto 5.6 1824 décès d’Antoine René Emile Papot en 1824, 2Mi 286

[4] Euryale Cazeaux, de la même promotion école polytechnique 1824. Il participe avec E.Charton ami de Souvestre à la création de la revue « Le Magasin Pittoresque ».

[5] Selon le dictionnaire universel des contemporains de Vapereau, J.M Bineau est neveu de Mr Robineau, élu représentant du peuple le 23 avril 1849. Les Robineau sont alliés des Lamoricière  et donc peut-être lien avec  Lamoricière qui eut A.Comte comme répétiteur.

[6] Le séjour de Jules Michelet et son épouse à Nantes se déroule de juin 1851 à octobre 1852.

[7] Il décède en sa demeure 13 rue Mondésir, le 23 aout 1867 N°190, 5ème canton Nantes.

 

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