Poster un commentaire

Francine et Lise Souvestre

Nombre de biographies ne tiennent pas compte de leurs signatures dans les courriers et se trompent dans leurs prénoms. 

Notice en construction; mars 2017    M-F Bastit-Lesourd 

Leurs parents

Elles sont les filles du premier mariage de Jean-Baptiste Souvestre avec Marie Perrine Le GOFF née le 27 mars 1767 à Morlaix.  (pour ma part je descends de ce couple par leur petite-fille Angélina; voir généalogie sur généanet)

Le mariage eut lieu le 4 juillet 1787 paroisse St Martin.

Le couple eut plusieurs enfants: Francine en 1788, Lise en 1789; Jean-Baptiste en 1791, Jean-Pierre Théodore en 1792.

Le 26 octobre 1794 Perrine Le Goff meurt laissant Jean-Baptiste Souvestre veuf avec ses enfants.

Moins de deux ans après, le 5 juin 1796, Souvestre se remarie avec Marie Françoise BOUDIER âgée de 30 ans.

Les témoins sont Jacques François Thiraux receveur des Douanes 22 ans et Aimable Alexandre Le Roy marchand 36 ans. François Marie Pinchon signe aussi l’acte de mariage.

Un entrelacs de liens familiaux

Les familles alliées des Boudier sont très présentes dans la vie des sœurs aînées d’Emile Souvestre que ce soient les Le Roy mais également les Carof par la sœur de Françoise Boudier.

Cécile Carof, l’épouse de Prosper Simon est la fille de Jacques Pierre Théophile Carof (1787-1864) époux de Reine Perrine Josèphe Aimez (1791-1853), fille de Jacques Rémy Aimez et de Catherine de Grooters mariés à Quimper en 1812.  Reine Aimez est née le 5 octobre dans cette ville et elle y décède à l’âge avancé de 91 ans le 13 mai 1883. 

Françoise Carof sœur de Cécile épouse le peintre et professeur de dessin Léopold Beau (voir article sur Léopold Beau in « lesamisdesouvestre »). 

Son grand-père Gilbert Carof de Kervezec est marié à Cécile Françoise Perrine Boudier, sœur de la première épouse de Jean Baptiste Souvestre. Son père, Jean Baptiste Boudier de Suguenson est marié à Thérèse Pinchon.

Bizien Guillou de Lanmeur est l’époux d’Eulalie Carof  le 17 juillet 1784.

Par les Carof alliances vers les Beau dont l’un d’entre eux, Alfred deviendra l’époux d’Ada-Anna fille d’Emile et Nanine. 

Marie Françoise Catherine dite Francine

Née le 12 avril 1788, elle a 16 ans de plus que l’écrivain mais ce dernier lui est très attaché.

Le 6 septembre 1808 Francine épouse François Marie Pinchon un cousin de sa marâtre. François Pinchon est né à Morlaix en 1782. Il est le fils de Bonaventure Pinchon et de sa parente Marie Adélaïde Pinchon et a plusieurs frères dont Gilbert et Aimable tous deux dans les Douanes et une soeur, Angélique.

Le couple s’installe à Taulé en Penzé dont le port est très actif à l’époque et Pinchon y exerce la profession de négociant ce qui le met en contact avec nombre de personnes entreprenantes de la région. Il est également adjoint au maire de Taulé.

Plusieurs filles naissent au foyer de Francine et François avant l’arrivée d’un fils très attendu par le père.

  • Eugénie née le 7 juin 1810
  • Céline
  • Angélina née le 28 avril 1817; elle meurt le 28 août 1888 à Pleyber-Christ. Elle épouse Aristide Andrieux son cousin car leurs grands-mères, Perrine et Jeanne Le Goff étaient soeurs.  Perrine a épousé Jean-Baptiste Souvestre tandis que Jeanne devenait la femme de Pierre Riou un négociant en vins de Morlaix.
  •  Pauline ?
  • Ernest né en 1821

 

François Pinchon décède  le 17 septembre 1857 à Taulé à l’âge de 73 ans. Son frère Gilbert ancien vérificateur des Douanes déclare le décès.

Francine, a reçu comme nombre de jeunes filles les bases de l’instruction afin de seconder leurs époux dans les activités de négoce, mais elle est avant tout une maîtresse de maison. Elle correspond avec la famille de son époux et en particulier le plus jeune des beaux-frères, Aimable, qui est apprécié par tous. Aimable Pinchon, jeune beau-frère de Francine , après des débuts difficiles, poursuit son ascension dans les échelons des Douanes et exerce alors la fonction de directeur dans différentes villes. Il est à Brest lors de la naissance de Marie Claire fille d’Emile et Anne Papot en 1834 puis il part à Libourne en 1836.

Francine a quatre filles et Émile se trouve être à peine plus âgé que ses nièces dont l’aînée n’a que quatre de moins que lui. Aux vacances scolaires, il les retrouve avec plaisir. Plus tard, lycéen, il vient accompagné de camarades de classe qui sont reçus dans ce foyer accueillant et des mariages viendront conforter ces amitiés. Ce sont ces moments de vie familiale que Céline Feillet relate dans une étude consacrée à É.Souvestre qui fut primée au « Concours de la Pomme » en 1887.

  • C’est à deux lieues de sa ville natale qu’il revenait chaque année passer des vacances. Il avait là dans un délicieux village qui s’appelle Penzé, un frère et une sœur tendrement aimés, puis quatre jeunes nièces qu’il adorait et dont il se plaisait à développer les facultés naissantes. Le futur professeur de Brest, de Mulhouse et de Genève se faisait le précepteur volontaire et dévoué de ces charmantes enfants qui lui payaient en tendresse son affectueuse sollicitude. C’étaient alors de longues et instructives causeries, d’intéressantes lectures, des récitations de morceaux classiques. Le jeune oncle imaginait des charades, de petites pièces, composées par lui en quelques minutes, avec cette prodigieuse facilité d’improvisation dont il était doué [….] Non seulement Souvestre avait le droit de s’asseoir à ce foyer hospitalier, mais on lui permettait d’y amener ses amis : le doux poète Turquéty, Guépin, l’occuliste nantais aussi célèbre par sa science que sa charité. D’autres, moins connus, mais dont les noms mériteraient pourtant d’être cités. Douces heures d’innocence et de gaîté, heureuses années dont le souvenir est encore vivant dans le cœur de ceux qui l’ont vécu. Quand venait l’heure du départ, c’était un redoublement d’affectueuse intimité. Pour ne pas trop souffrir de l’heure présente, on songeait à celle qui réunirait encore. Puis la correspondance s’établissait.

Aimée-Eugénie née le 7 juin 1810 est l’aînée des filles Pinchon et J.Baptiste Souvestre, son grand-père, alors ingénieur des Ponts et Chaussées, est présent pour la naissance. Comme nombre de filles de négociants, elle reçoit une instruction solide pour l’époque. Ce fut sans doute à Morlaix chez les Ursulines. Elle semble être celle dont Souvestre remarque l’intérêt pour les questions politiques et sociales. Eugénie n’est pas la première à prendre époux. Avant elle en 1834, Angélina, devient à 17 ans l’épouse du papetier Aristide Andrieux ainsi que Francine Pinchon, leur mère, l’annonce à Ange Guépin dans un courrier de 1834 conservé à la médiathèque J.Demy de Nantes.

  • Mon cher Guépin,
    Comme on dit dans le monde –partager ses peines et ses plaisirs à ses amis. C’est à ce titre que je viens vous faire part d’un événement heureux qui se prépare dans ma famille. Le mariage de la plus jeune de mes demoiselles est arrêté avec son cousin Aristide Andrieux.
    Comme vous connaissez mon neveu, je n’ai pas besoin de vous dire tout le bonheur que nous attendons de cette alliance. […] Croyez qu’ici on ne vous oublie pas et combien de plaisir nous éprouvions à vous revoir dans notre pays et à vous prouver toute l’amitié et la reconnaissance que vous ont vouée les Penzéniens.
    Je suis votre amie, Pinchon née Souvestre.

Trois ans plus tard, en 1837, un autre jeune homme qui fut lui aussi élève du lycée de Rennes et lié d’amitié avec le groupe des morlaisiens, demande Eugénie en mariage : Jules Jean Feillet né à Lorient le 23 février 1809, enseigne de vaisseau depuis le 1er janvier 1833.

 

Marie Margueritte Louise Perrine dite Lise 

Née le 13 décembre 1789.

Le 31 mai 1826, elle épouse à Morlaix Mathurin Marie Aimé COUHITTE  né le 17 septembre 1786 à Ste Croix d’Oléron -17- son père est négociant.    Ancien capitaine d’artillerie, Aimé est devenu capitaine au long-cours.

Le couple est sans descendance.

ADLA lettre de Morlaix du 19 août 1829 de Lise Couhitte.

En 1829 son époux souffre de maux de tête importants pour lesquels on lui pose « une mouche au bras après 8 jours mise sur le coup(sic) »   mais cela s’avérait gênant.  On lui pose également des sangsues pour désengorger le sang.

Elle sert d’intermédiaire entre son demi-frère et François Painchaut l’inventeur de la « machine à rider » et le nantais Ange Guépin et elle lui donne des nouvelles de son environnement morlaisien.

  • « Caroline et Corentine Caroff sont chez Maman. Elles sont jolies mais n’approchent point Eugénie et Céline » . (filles de Francine)

Elle évoque aussi Pauline et Ernest ( ?).

Dans une autre lettre à son demi-frère elle lui parle d' »Emilie (Peyron) venue de Quimperlé avec Angélique et les deux nièces Guillou ». Emilie est la sœur de Sylvain Peyron époux de Zoé Le Guillou de Penanros. Avant son mariage sa sœur Victoire tenait son ménage en Normandie. Victoire épousera ensuite Alexis Ballot-Beaupré. Ils sont les parents de Cécile la première épouse de Souvestre.

Lise évoque également Aimable Le Roy qui a de graves problèmes financiers avec ses créanciers. Cette famille compte aussi beaucoup pour Souvestre.

Un autre morlaisien est mentionné, le père KerDaniel (Homon Kerdaniel?) qui est devenu fou et qui fut envoyé sur Paris pour être soigné mais est décédé 4 jours après son arrivée dans la capitale.

  • Sa femme décéda le 24 août 1841, âgée de 72 ans, chez sa fille ( belle-fille), Madame Couhitte, qui demeurait quai de Léon.  La maison familiale avait été mise en vente (vers 1835) par les enfants de M. Jean-Baptiste Souvestre, Mesdames Pinchon et Couhitte, Jean-François Souvestre, représenté par sa veuve et sa fille, et M. Emile Souvestre, homme de lettres, époux de Mme Nanine Papot.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s